Les écrits d'Angélique

La sensualité, l’intimité, le religieux, la spiritualité, c’est ce qui nous fait “vivre“ la vie si intensement. Ce sont les mots clefs de ma vie. La mort, le sexe, la jalousie, le conflit, le pouvoir, l’argent, sont ceux qui la rendent si souvent négative

19 mars 2008

Vivre ou ne pas vivre ?


La sensualité,

                     l’intimité,

       le religieux,
                                  la spiritualité,
 l'amour

c’est ce qui fait “vivre“ la vie si intensément.
Ce sont les mots clefs de ma vie.


La mort,
                                    
le sexe,
 
    la jalousie, 
                                             le conflit,
                            le pouvoir,

 l’argent,

sont ceux qui la rendent si souvent négative et hélas si vraie.

Si on met de côté tous ces mots et les vécus qui s’y attachent,
on ne vit pas !!

La morale qui parfois interdit de les utiliser, m’étouffe.

Posté par angeliquedb à 10:01 - A dire ... - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Le Chemin Des Poneys

c’est un très long
c’est un très long jardin
de couleurs minérales
avec un trait mat
juste au milieu
plein axe
pour la séparation
d’une douleur gauche
au plexus solaire
brune
placé

juste en-dessous
ou à côté
d’un grain de beauté
qui peut former
qui forme
si on le gratte
et si on le compare
de très près
à ton corps
à un soleil finissant
sa course folle
comme un saphir
sur un cour d’eau
violet
suspendu à de la soie douce
c’est un très long
c’est un très long jardin
c’est une longue marche
pourquoi t’as des griffes
coca
collés
dessous
comme ça
au tissu de la chaire
et du vent pris dedans
allez danse
allez va plus loin
que la boucle
prise dans le vent
coca
collé
comme ça
cyprès
doux
aux voilages
c’est une montagne à peine cassé
à peine tenu
tendu
c’est un élan pris
une secousse
un dos
un très long jardin
avec des pétales blanches
comme quatre ou 5 papillons
élancés dans cette pente douce
en acier souple
au couteau tiré
de la dérive
dans l’eau
alors qu’il y en a trois
de pétales
dans un verre d’eau
aux branches
des bateaux acryliques
renversés
qui reviennent
de leur naufrage
par le souffle empoisonné
d’une bouche
assoiffée
de pointes et de
rayures
de soleils abstraits
suspendus
mal suspendus
on y va
chercher du sang
à dos de rien
à dos de poney
de mie de pain
sol
pour retrouver le chemin de la mer
reconstruite
au petit jour
avec les embarcadères
neufs
de l’autre fois
verts
l’iode et le sable rattaché
à du cheveu
à des petits cailloux de sel
sous les ongles
peints
c’est la mélancolie
c’est le chagrin
à genoux
c’est le cargo
et sa tonne d’acier
à quai qui fond
c’est un long cil orange
pour le grattage des cloques
l’hiver
c’est un dos nu défait
dans ce sens là
collé
chromé
à l’épaule humide
dans des couleurs insurmontables
car
dégradées
car
universelles
car
il a soif
depuis décembre
au mur
c’est une trompe d’éléphant
rouge
en train de boire
nos cendres
et notre ivoire
dans le pétale
au féminin
d’un corps
endormi
au caillou
blanc
car c’est moi qui joue là
qui regarde
c’est une arborescence incomplète
de bleu de sombre et de
lampes
c’est un ciel rouge
en train de boire
l’éléphanteau
au royaume de l’ivoire
noir
toujours plus loin
quand il fait nuit
dans le silence
des ponçages
c’est un fil extrêmement tendu
d’une extrême tension
c’est le monde à l’envers
une goutte de lait
qui miaule
devant un petit chat
qui coule
à pic
le soir
c’est un coquelicot décimé
par une motte de terre
encéphale
en bas
dans la tête
c’est un dos de dalmatien
qui se pâme
à onze heures
47 du matin
à l’heure du rouge à lèvres
grenat
dans les YEUX
ça va être sec mon truc
c’est une rivière chaude
où du magnolia se teinte et
se serre sur fond
blanc
cassé
de l’œil
de l’autre
pour retrouver la voix
de ma maman
de mon papa
soleil rouge
putain de soleil rouge
le manque
comme les lézards
aux murs
c’est un poney à l’arrêt
devant un bout de pain
mauve
qu’on devine à peine
au premier coup d’œil
toujours plus loin
au centre du table eau
nue
en haut à droite
je vois la mer
et sa fossette
je vois mon tout premier
château de sable
à la table
des instruments en plastiques
ouvrant la marche des poneys
quand il est froid
quand la terre est gelée
dedans







expérience

Posté par d i v, 27 mars 2008 à 13:39

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